Présentation

Sous l'inspiration de Kronos et de son Parc Des Illusions, j'ai décidé qu'à mon tour je publierai sur un blog une histoire.

Cette histoire a été créée en 2003 par Llits et Sweet Darkness. Nous avons collaborer sur l'écriture d'Eïolyne que vous allez lire par la suite. Nous avons travailler l'histoire ensemble, la description des lieux, et celle des personnages. Les personnages vienent principalement de l'imagination de Sweet Darkness. Quant au style d'écriture, il est propre à Llits.


Bon voyage dans le royaume de Nayas...

Votre humble serviteur dans ce royaume, Sweet Darkness
Présentation

# Posté le lundi 15 janvier 2007 15:41

Modifié le mardi 26 février 2008 14:50

Prologue - Jours de Glace (part 1)

Prologue - Jours de Glace (part 1)
Il faisait froid, la neige tombait à gros flocons, et le vent les poussaient dans mes yeux. Je rentrai davantage la tête dans les épaules et mit une main devant mes yeux, cherchant à voir aussi loin que possible. Les gros nuages gris laissaient passer peu de lumière, et si on ne me l'avait dit, je n'aurais jamais pensé qu'il fasse jour, en réalité. Une forme indistincte se dessina et s'approcha. C'était une cavalière, une grande amie, enveloppée dans un large manteau et deux couvertures, un bonnet jusqu'au sourcils et une écharpe jusqu'au nez. Quelques mèches brunes dansaient dans le vent, cachant parfois ses yeux sombres que j'appréciais tellement.

Elle se nommait Mahora de Yasi, doux nom qui résonnait à mes oreilles. Je connaissais son histoire, c'était en larmes qu'elle me l'avait confiée. Toute jeune fille, ses parents l'avaient mariée de force à un seigneur, enfant trop encombrante par ses envies de liberté. Mahora ne voulait pas passer sa vie enfermée dans un château, aussi beau soit-il, c'était dans les grands espaces, les forêts sombres, les montagnes enneigées, les plaines verdoyantes qu'elle se sentait à sa place. Quelques années à peine après son mariage, elle avait empoisonné son époux et s'était enfui de son comté. A peine était-elle arrivé dans le village où je m'étais installé pour quelques semaines que nous étions liés d'amitié. Nos rencontres, bien que rares, étaient passionnantes, et je ne pouvais me lasser d'entendre sa voix douce et calme, cette voix qu'elle n'avait que pour moi. Avec les autres, elle se cachait derrière un masque de glace. Une femme forte, intelligente, qui semblait avoir un coeur de pierre. Tel était ce qu'elle devait être pour survivre seule. Derrière se cachait une jeune femme sensible, douce et amusante, qui s'extasiait devant la première fleur du printemps. Malgré ma nature vive, je n'avais jamais osé lui demander sa main. Quelle vie aurais-je pût lui offrir ? Elle aimait l'aventure, certes, mais passer sa vie sur les routes n'est pas l'idéal. Moi-même, j'aimais trop ma liberté pour cesser mes voyages et mes expéditions.

Elle s'arrêta auprès de moi et donna un petit coup dans ma botte, ne pouvant pas dégager ses mains, l'une cachée sous les couvertures, l'autre tenant la bride de son cheval bai. « Allons, qui doit encore venir, Alban ? Les chevaux ne pourront tenir longtemps dans ce froid ! » hurla t-elle pour se faire entendre malgré les bourrasques de vent. Je penchai la tête sur le côté, réfléchissant. « Sire De Merié a demandé à nous accompagner dans notre expédition et il fournit les vivres, ainsi que Peter, l'apprenti du Maréchal-Ferrand. Ils ne devraient plus tarder, du moins je l'espère ! » Nous nous rapprochâmes encore, essayant de nous réchauffer par la chaleur que dégageaient nos corps et les chevaux, sans prononcer un mot. Mahora sursauta en entendant un hennissement à côté d'elle. L'apprenti était arrivé. Il fallu encore attendre une bonne dizaine de minutes avant que le Sire de Merié ne nous rejoigne. Habillé d'un grand manteau de fourrure, il se tenait très droit sur son cheval, et ne semblait pas atteint par le vent glacial et la neige. Une petite forme recroquevillée sur elle-même s'accrochait à lui, sur la croupe de l'étalon. Le Sire tenait par la bride une mule chargée de sacs contenant pain, viande et eau. Nous nous mîmes en route, les chevaux avançant difficilement dans la neige qui devait bien avoir une épaisseur de quarante centimètres. Le vent et la neige nous piquaient les yeux, se glissaient dans chaque interstice, nous glaçant jusqu'aux os, nous épuisant. Mahora se recroquevillait sur elle-même, cherchant désespérément à conserver un peu de chaleur. Je fus triste pour elle. Les voyages dans la neige m'étaient habituels, mais Mahora ne voyageait que du printemps à l'automne, passant l'hiver à travailler dans une auberge quelconque. Peter était couché sur l'encolure de son cheval, voulant aussi bien gagner de la chaleur que protéger sa monture. Le Sire de Merié restait toujours aussi droit, et je trouvai sa morgue stupide. La forme restait recroquevillée derrière lui, deux bras enveloppés de couvertures enserrant la taille du Seigneur.

Toute la journée durant, nous avançâmes droit devant, progressant avec de grandes difficultés. Lorsque la lumière baissa encore, je jugeai qu'il faisait nuit et que nous devions nous mettre à l'abri. La température baissait de vingt degrés quand le soleil n'était plus caché derrière les nuages, et nous avions peu de chance d'y survivre. Le bras de la personne derrière le Sire de Merié se tendit vers une minuscule point lumineux ; nous prîmes cette direction et arrivâmes à une auberge de voyageurs.


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# Posté le lundi 15 janvier 2007 15:55

Modifié le samedi 20 janvier 2007 05:26